Samedi 10 mai 2008
Cette semaine fut particulièrement chargée à l'Ambassade, pas au niveau du boulot mais des réceptions de délégations, visites, etc... Les différents services reçoivent constamment des visites ou
organisent des événements, et bien sûr une réception à l'Ambassade et de préférence avec l'Ambassadeur est pour tous "un must".
Lundi, réception de 50 personnes à l'occasion de la visite du directeur de l'INA (institut national ce l'audiovisuel) pour la signature d'un accord de coopération avec l'Argentine qui va digitaliser les archives liées à la période des généraux et du retour à la démocratie pour les protéger. Mardi, cocktail pour la "commission mixte de défense", avec les chefs d'Etat major argentins, la Ministre de la Défense argentine. Mercredi, cocktail pour les directeurs des CHU de Bordeaux et Toulouse et le recteur de la fac de médecine de Bordeaux ; puis soirée libanaise / artistique avec inauguration d'expo dans un bar clandestin. Jeudi, pause, mais cérémonie pour le 8 mai devant le monument aux morts des anciens combattants. Vendredi, cocktail pour une délégation d'entrepreneurs de l'Ouest, puis concert de musique classique...
Ce qu'il y a de pas toujours évident dans ce genre de "petites sauteries" c'est qu'il faut parler avec des gens qu'on ne connaît pas du tout et qu'on n'a pas nécessairement envie de connaître, s'occuper particulièrement des invités argentins, et résister à la tentation de rester avec les gens de l'Ambassade présents - d'ailleurs, on s'est fait tirer les oreilles par l'Ambassadeur un soir, car on discutait entre Français :-). Alors, j'ai développé une petite stratégie pour lancer la conversation avec les Argentins : après la question de base "c'est la première fois que vous venez à l'Ambassde?", qui permet toujours de parler 5min de la beauté du lieu, des salons, etc... un autre mode de relance de la conversation consiste à tirer profit du passage du plateau de petits fours. quand il y a les toasts de rillettes, je ne manque jamais de demander à mon interlocuteur argentin s'il connaît cette charcuterie typiquement française, et je l'incite à goûter. Comme ils aiment la viande et la charcuterie en général, c'est assez facile..et ça permet d'enchaîner sur la cuisine française, les éventuels voyages en Europe, etc... Le jour des militaires, je conversais avec l'adjudant de l'Amiral, qui restait sagement dans un angle de la salle, les yeux rivés sur son chef, car il devait être aux aguets, et réactif au moindre signe. Du coup, il ne pouvait pas se déplacer, ni aller parler avec les autres
invités qui de toute façon étaient bien trop gradés pour lui (!!) ; bref, la stagiaire était pour lui une interlocutrice parfaite!
Vendredi, avec les entrepreneurs de l'ouest, il y avait leurs femmes, et l'une a eu une réaction qui m'a fait rire : outre les serveurs qui tournent avec les plateaux de boissons et petits fours, il y a quelques tables où sont déposés d'autres plateaux. Eh bien, en bonne maîtresse de maison, l'une des femmes des chefs d'entreprise (il n'y avait qu'une seule femme chef d'entreprise...), a pris le plateau sur la table, a fait le tour de notre petit groupe, et voyant que je prenais raisonnablement un petit feuilleté m'a dit spontanément :"mais prenez-en un autre!". C'est rare d'avoir comme ça l'impression de se retrouver à la maison, par une petite phrase typique de maman, qui vous fait changer de lieu et d'atmosphère pour un instant...
Mercredi, veille du 8 mai, fut aussi une soirée riche en événements culturels. Après le cocktail, Nathalie notre stagiaire ENA d'origine libanaise organisait un dîner au cercle syrio-libanais avec ses amis d'ici. C'était chouette, car j'adore la gastronomie libanaise, et ça me manquait un peu... il y avait à la table, entre autres, Emmanuel Guevara, oui, le petit neveu de son oncle Ernesto, qui a une trentaine d'année, est neurochirurgien, et of course une grande figure des soirées porteñas, et pas révolutionnaire pour un sou.. Physiquement, il a le même visage mat recouvert d'une barbe noire, mais il a une carrure imposante de rugbyman. Après, je suis allée à une soirée dans un "bar clandestin" organisé par un Argentin collectionneur d'art contemporain, qui inaugurait aussi ce soir là une exposition de jeunes artistes. Il y avait plus de monde que jamais, dont Sophie Calle, qui est une artiste plasticienne française très connue sur la scène internationale, et vient à l'occasion du spectacle "Douleurs exquises" créé à partir de son oeuvre. Nous avons fini la soirée - déjà bien avancée- avec mes colocs dans une boîte une boîte de nuit de Puerto Madero, le quartier réhabilité des docks qui, comme à Londres et Marseille, devient le quartier huppé de Bs As..
Hier, vendredi, à peine étais-je rentrée chez moi que Cyrille (le premier conseiller, c'est-à-dire celui qui remplace l'ambassadeur quand il est absent) m'appelle pour me demander l'adresse de la soirée que lui avait donnée une amie que nous avions croisée dans une réunion plus tôt, et me propose de l'accompagner à un concert de l'orchestre philharmonique d'Argentine (7e symphonie de Malher) qui débute 10min plus tard... le temps de changer de haut, sac à main et étole, me voici repartie! Le concert était super, et ensuite nous sommes allés à la soirée organisée par Julith, une Française venue il y a 5 ans en Argentine pour un stage, où elle est restée travailler. Mariée à un Argentin, ils ont acheté une maison en plein coeur de Buenos Aires, qu'ils vont transformer pour la louer avant d'y emménager dans quelques années, quand ils ont auront des enfants... Tranquille, quoi!
voilà, c'était ma semaine de mondanités!
Lundi, réception de 50 personnes à l'occasion de la visite du directeur de l'INA (institut national ce l'audiovisuel) pour la signature d'un accord de coopération avec l'Argentine qui va digitaliser les archives liées à la période des généraux et du retour à la démocratie pour les protéger. Mardi, cocktail pour la "commission mixte de défense", avec les chefs d'Etat major argentins, la Ministre de la Défense argentine. Mercredi, cocktail pour les directeurs des CHU de Bordeaux et Toulouse et le recteur de la fac de médecine de Bordeaux ; puis soirée libanaise / artistique avec inauguration d'expo dans un bar clandestin. Jeudi, pause, mais cérémonie pour le 8 mai devant le monument aux morts des anciens combattants. Vendredi, cocktail pour une délégation d'entrepreneurs de l'Ouest, puis concert de musique classique...
Ce qu'il y a de pas toujours évident dans ce genre de "petites sauteries" c'est qu'il faut parler avec des gens qu'on ne connaît pas du tout et qu'on n'a pas nécessairement envie de connaître, s'occuper particulièrement des invités argentins, et résister à la tentation de rester avec les gens de l'Ambassade présents - d'ailleurs, on s'est fait tirer les oreilles par l'Ambassadeur un soir, car on discutait entre Français :-). Alors, j'ai développé une petite stratégie pour lancer la conversation avec les Argentins : après la question de base "c'est la première fois que vous venez à l'Ambassde?", qui permet toujours de parler 5min de la beauté du lieu, des salons, etc... un autre mode de relance de la conversation consiste à tirer profit du passage du plateau de petits fours. quand il y a les toasts de rillettes, je ne manque jamais de demander à mon interlocuteur argentin s'il connaît cette charcuterie typiquement française, et je l'incite à goûter. Comme ils aiment la viande et la charcuterie en général, c'est assez facile..et ça permet d'enchaîner sur la cuisine française, les éventuels voyages en Europe, etc... Le jour des militaires, je conversais avec l'adjudant de l'Amiral, qui restait sagement dans un angle de la salle, les yeux rivés sur son chef, car il devait être aux aguets, et réactif au moindre signe. Du coup, il ne pouvait pas se déplacer, ni aller parler avec les autres
invités qui de toute façon étaient bien trop gradés pour lui (!!) ; bref, la stagiaire était pour lui une interlocutrice parfaite!
Vendredi, avec les entrepreneurs de l'ouest, il y avait leurs femmes, et l'une a eu une réaction qui m'a fait rire : outre les serveurs qui tournent avec les plateaux de boissons et petits fours, il y a quelques tables où sont déposés d'autres plateaux. Eh bien, en bonne maîtresse de maison, l'une des femmes des chefs d'entreprise (il n'y avait qu'une seule femme chef d'entreprise...), a pris le plateau sur la table, a fait le tour de notre petit groupe, et voyant que je prenais raisonnablement un petit feuilleté m'a dit spontanément :"mais prenez-en un autre!". C'est rare d'avoir comme ça l'impression de se retrouver à la maison, par une petite phrase typique de maman, qui vous fait changer de lieu et d'atmosphère pour un instant...
Mercredi, veille du 8 mai, fut aussi une soirée riche en événements culturels. Après le cocktail, Nathalie notre stagiaire ENA d'origine libanaise organisait un dîner au cercle syrio-libanais avec ses amis d'ici. C'était chouette, car j'adore la gastronomie libanaise, et ça me manquait un peu... il y avait à la table, entre autres, Emmanuel Guevara, oui, le petit neveu de son oncle Ernesto, qui a une trentaine d'année, est neurochirurgien, et of course une grande figure des soirées porteñas, et pas révolutionnaire pour un sou.. Physiquement, il a le même visage mat recouvert d'une barbe noire, mais il a une carrure imposante de rugbyman. Après, je suis allée à une soirée dans un "bar clandestin" organisé par un Argentin collectionneur d'art contemporain, qui inaugurait aussi ce soir là une exposition de jeunes artistes. Il y avait plus de monde que jamais, dont Sophie Calle, qui est une artiste plasticienne française très connue sur la scène internationale, et vient à l'occasion du spectacle "Douleurs exquises" créé à partir de son oeuvre. Nous avons fini la soirée - déjà bien avancée- avec mes colocs dans une boîte une boîte de nuit de Puerto Madero, le quartier réhabilité des docks qui, comme à Londres et Marseille, devient le quartier huppé de Bs As..
Hier, vendredi, à peine étais-je rentrée chez moi que Cyrille (le premier conseiller, c'est-à-dire celui qui remplace l'ambassadeur quand il est absent) m'appelle pour me demander l'adresse de la soirée que lui avait donnée une amie que nous avions croisée dans une réunion plus tôt, et me propose de l'accompagner à un concert de l'orchestre philharmonique d'Argentine (7e symphonie de Malher) qui débute 10min plus tard... le temps de changer de haut, sac à main et étole, me voici repartie! Le concert était super, et ensuite nous sommes allés à la soirée organisée par Julith, une Française venue il y a 5 ans en Argentine pour un stage, où elle est restée travailler. Mariée à un Argentin, ils ont acheté une maison en plein coeur de Buenos Aires, qu'ils vont transformer pour la louer avant d'y emménager dans quelques années, quand ils ont auront des enfants... Tranquille, quoi!
voilà, c'était ma semaine de mondanités!
Tango y Maté...